La Commission européenne valide la fin des vols intérieurs courts en France

La Commission européenne valide la fin des vols intérieurs courts en France

Morgane

4 décembre 2022

La fin des vols intérieurs courts en France

La suppression des vols intérieurs courts en France qui faisait l'objet d'une enquête de l'Union Européenne vient d'être validée par la Commission européenne, en cas d’alternative en train de moins de deux heures trente. L'objectif est de diminuer le trafic aérien afin de faire baisser les émissions de gaz à effet de serre.

Ainsi, la mesure interdira les liaisons aériennes intérieures lorsque celles-ci peuvent être remplacées par des liaisons ferroviaires directes, en moins de deux heures trente, permettant un temps à destination de huit heures, avec des fréquences et des horaires satisfaisants, c'est-à-dire sans perte de niveau de service par rapport à l'avion. Cette mesure devra être réexaminée au bout de trois ans et s'appliquera aussi théoriquement aux vols en correspondance.

Les liaisons aériennes réalisées depuis ou vers l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et ceux de Bordeaux, Nantes, Lyon ou Rennes dans le cadre d'une correspondance ont échappé au couperet de la Commission européenne : elles pourront être maintenues faute d'alternatives, tout comme celles entre Lyon et Marseille.

Une mesure contestée par les aéroports français

Cette mesure phare de la loi climat était en discussion depuis plus d'un an, car elle était contestée par l'Union des aéroports français, conjointement avec la branche européenne du Conseil international des aéroports. Les aéroports concernés par ces suppressions de lignes dénoncent une perte de chiffre d'affaire conséquente. Ces derniers estimaient également que la loi française introduisait une discrimination entre les transporteurs.

Une mesure jugée trop timide par les ONG de défense de l’environnement

Une future amélioration des services ferroviaires, avec des fréquences suffisantes et des horaires satisfaisants, notamment pour les besoins des correspondances, pourra permettre l'interdiction de ces liaisons aériennes.

Cependant, des ONG de défense de l’environnement ont jugé trop timide ce curseur placé à deux heures trente. En octobre 2021, Greenpeace avait pointé le fait qu’un tiers des vols les plus fréquentés dans l’Union européenne disposaient d’une alternative en train de moins de six heures, et que leur interdiction permettrait d’économiser 3,5 millions de tonnes de CO2.

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